Le plan de la mort qui tue à retardement instantané [libre]

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Le plan de la mort qui tue à retardement instantané [libre]

Message par Eric Cartman le Lun 13 Sep 2010 - 15:09

Eric Theodore Cartman, 16 ans, élève du lycée BDY depuis maintenant un mois et demi.
Depuis son arrivée ce jeune homme avait eu le loisir de rencontrer de nouveaux visages, de s’accoutumer aux codes en vigueur au Japon, de revoir un certain nombre de personnes qui avaient été des éléments plus ou moins importants de son enfance. En particulier Kyle.
Pendant ce mois le brun s’était montré extrêmement désagréable avec le rouquin. Mais bizarrement de toute autre manière que par le passé. Cette fois-ci, il avait été gentil, sympa même ! Cependant, il était conscient d’avoir agi en “pot de colle“ … il l’avait fait intentionnellement. Non plus pour lui la sensation de plaisir que lui procurait autrefois le fait d’assister (et être la cause) de la frustration du juif, non, là c’était pour mener à bien son plan “d’invasion“ du palpitant de son camarade.

En quoi le fait de dégoûter une personne de sa présence peut nous permettre d’obtenir son cœur me demanderez vous … et bien, Cartman espérait provoquer une réaction proportionnelle à cette sorte de harcèlement inoffensif, en s’éloignant du jours au lendemain du jeune Broflovski.
Sans lui donner une raison valable, en l’esquivant avec des excuses dès qu’il lui donnait l’impression de vouloir lui adresser la parole. Un changement du jour à la nuit.

Bien sûr il n’était pas certain d’avoir un impact quelconque sur sa cible en agissant ainsi, mais si Kyle se posait au moins une question au sujet du fait que Cartman l’ignore presque, alors qu’il n’y a pas eu de vraie dispute, alors c’était tout de même un pas dans la direction qu’il voulait prendre.
Il y avait aussi des risques d’importance majeure. Le premier qui lui venait en tête étant la possibilité que le soulagement de ne plus avoir Eric entre les pattes soit permanent, et le deuxième la possibilité que Kyle, après s’être aperçu d’être “ignoré“, se lasse d’attendre que Cartman veuille bien arrêter ce cirque et l’ignore à son tour. Mais en fin de compte ne dit-on pas que qui ne tente rien n’a rien ?

Ce changement d’attitude durait depuis une semaine et demi. Eric avait prévu de l’interrompre au bout de sept jours, et au début il avait même du mal à s’en détacher, à ne pas le suivre pour contrôler ne serait-ce que s’il allait bien. Là il ne se sentait pas prêt pour l’affronter à nouveau. A chaque fin de cours il filait en douce avant tout échange de parole ou regard possible. Comme si une petite voix dans sa tête lui prédisait une catastrophe la prochaine fois qu’ils se parleraient. Et s’il disait une connerie monumentale qui ferait tomber à l’eau son beau plan ?

Le garçon massif se passa de l’eau froide sur la figure, se regarda dans le miroir de l’armoire à pharmacie et s’auto encouragea d’un sourire en coin.

- Tout se passera bien, tu vas voir !

Il n’en était absolument pas convaincu. Mais afficher une apparence assurée n’allait certainement pas lui nuire.

- Allez ! Dans un ou deux jours j’arrête “ça“.

C’est sur ces mots qu’il referma la porte de la salle de bain pour se retrouver dans le couloir.
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Re: Le plan de la mort qui tue à retardement instantané [libre]

Message par Shiguré Soma le Dim 26 Déc 2010 - 0:42

« L’amoûûûr est un bouqueeet de violetteuuhs »


Une voix grave, dont on sentait que son propriétaire n’avait pas du beaucoup dormir ces derniers temps, emplissait de ses chants d’un autre temps l’espace du grand couloir du pensionnat BDY. Trois pas laborieux en avant. L’homme aux cheveux sombres dans son kimono de cérémonie posa sa longue main pâle sur le mur pour soutenir son corps qui refusait d’avancer droit. « un bouquet… de violeee… tteuuuuh… » tenta-t-il désespéramment de chanter sans grand succès, sa voix se cassant au fond de sa gorge.

Il ferma les yeux quelques minutes, toujours dans la même position. Sa tête l’élançait violement, si bien qu’il avait la sensation qu’une armée de Oompa Loompa tout droit échappée de la chocolaterie de Willy Wonka avait élu domicile dans son crâne et y faisait une immense fête en l’honneur des graines de cacao, ou de quelques autres divinités saugrenues. Il avança encore de quelques pas difficiles avant de rejeter dans un brusque hoquet tout ce que son corps avait été capable d’absorber la veille.

Shiguré, l’illustre écrivain de roman à l’eau de rose que les jeunes filles dévoraient en rêvant au prince charmant, le distingué professeur de théâtre de ce somptueux pensionnat pour jeunes garçons, venait de vomir sur ses chaussures de la manière la plus ignoble qui soit. Il s’essuya la bouche d’un revers de sa manche, et fixa quelques minutes son repas de la veille d’un air absent. Puis il releva ses yeux vitreux vers le garçon qui venait de sortir des douches à quelques mètres de lui. Il se gratta la joue négligemment. Puis la tête. Puis la nuque. Puis à nouveau la joue. Enfin, il dit d’une voix pâteuse « Bonjour petit garçon. » et pencha la tête sur le côté comme s’il analysait un étrange petit animal qu’il verrait pour la première fois.

Shiguré avança vers l’élève du mieux qu’il pu, marchant négligemment dans ce qui s’était échappé de l’intérieur de son corps par la même occasion. Une voix dans son esprit lui murmura que les soirées arrosées comme celle-ci n’étaient décidément vraiment plus de son âge, mais au milieu du nuage vaporeux des effets de l’alcool, elle fut si faible que le professeur ne l’entendit même pas. Il y avait par ailleurs bien longtemps qu’il avait cessé d’écouter sa conscience, et que celle-ci n’essayait même plus de se battre avec lui pour lui faire entendre raison. Certaines choses sont immuables, et le goût de l’écrivain pour tout ce qui relevait de l’irresponsable et de la crétinerie était bien trop prononcé pour qu’on puisse, après tant d’années, y changer quelque chose, même avec toute la bonne volonté du monde.


Enfin, pour l’heure son cerveau aurait été bien incapable de réfléchir à tout ça. Tous les sons qui lui parvenaient du monde extérieur étaient comme noyés dans un épais brouillard. Shiguré avait en fait la sensation de vivre cette scène au ralentit, comme dans les films comiques lorsqu’un des personnages court pitoyablement vers sa cible et que ses cris sont déformés par le ralentit. Ouais. Il était dans un film comique. C’était vraiment très drôle. D’ailleurs, le personnage en face de lui était très drôle aussi. Il ne bougeait pas, et c’était peut être une statue.

« Belle statue… » Grommela Shiguré voulant paraitre poli. « Du marbre ? » ajouta-t-il en pointant son doigt vers le net de l’adolescent. Il le tapota doucement et sourit de la manière la plus idiote qui soit. Puis il appuya fortement dessus, son sourire idiot étirant toujours joyeusement ses lèvres, et s’exclama « POUEEEEEEEEEEEEET » avant d’éclater d’un rire sonore et malodorant, ceci étant du à sa malheureuse expérience digestive des minutes précédentes. Sa tête penchée en arrière, il pouvait laisser admirer, à qui aurait osé y jeter un coup d’œil, ses amygdales d’où s’échappait une odeur fétide, mêlant saké et sucs gastriques.


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Re: Le plan de la mort qui tue à retardement instantané [libre]

Message par Eric Cartman le Jeu 3 Mar 2011 - 10:09

{OMG Excellent !!! Excuse-moi d'avoir mis autant de temps à répondre ... le manque d'inspiration peut être fatal parfois.}

Ce fut d'abord un bruit bizarre de liquide qui se déverse sur le sol qui capta son attention, puis se retournant il vit la scène : une personne adulte vomissant en plein milieu du couloir, pratiquement à cinq ou six mètres de lui. Les mains jointes sur l'estomac, les chaussures souillées par quelques éclaboussures de la mixture infecte, l'expression presque ridicule.

Il aurait voulu faire demi-tour, claquer la porte de la salle de bain, s'y
enfermer à double tour et laisser-là cet homme misérable qui semblait tout
droit sorti d'une soirée arrosée. On voyait à trois kilomètres qu'il avait une
gueule de bois épouvantable, d'ailleurs par terre tous pouvaient admirer
l'étalage du festin quasi décomposé par les acides de ses intestins. Il aurait
souhaité se moquer de sa puanteur ou en profiter pour lui adresser un regard
supérieur témoignant tout son mépris. Il aurait été préférable qu'il bouge ou
n'importe quoi d'autre au lieu de rester là, tétanisé par la vue de l'homme à la
flaque de vomi. Son cerveau était passé en stand-by face à cette vision plus
qu'insolite d'un supposé noble et respectable professeur réduit à ... se
vautrer dans cette horrible fange organique et malodorante.

Sa rationalité semblait peu à peu se remettre en marche
puisqu’il méditait sur les profits qu’il pourrait tirer d’avoir porté secours à
un de ses supérieurs hiérarchiques. Il commençait à se demander à peine quelle
était la façon de réagir la plus appropriée dans cette situation que tout à
coup, l’être sembla avancer vers lui tout en formulant des propos à peu près cohérents.

“Bonjour petit garçon“. Il venait de se faire traiter de
petit garçon par … ce vieux débris ! Non, mais de quel droit, il … enfin …
il … il n’était pas si vieux que ça en fait. Il devait avoir … grand maximum
quarante ans. Et de nos jours quarante ans c’est encore jeune. Quoique c’est
peut être à cause de son état qu’il avait l’air aussi “âgé“ … d’autant plus
qu’il ne l’avait jamais croisé en son état normal : il n’avait pas cours
de théâtre. Enfin, pas cette année du moins. La chose l’aurait tenté dans
d’autres circonstances, mais pour être franc cette odeur resterait très longtemps imprégnée dans sa mémoire. Il en était certain.

Cartman se plaqua les deux mains sur le nez et la bouche assailli par un relent presque mortel. Sous ses paumes un rictus accompagna la réponse dégoûtée mais assez polie pour une situation comme celle là.

Qu'est-ce que je ... vous voulez que je vous accompagne à l'infirmerie monsieur ?
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